Enseigner dans un monde davantage complexe et connecté, réflexions autour de #LudoviaBE

Idée #1 : Enseignant.e, un métier d’avenir requérant des prises de décision complexes, de la créativité et de l’empathie. Les 120 participants de la conférence d’ouverture de #LudoviaBE ont classé différents métiers selon le degré de créativité/complexité (+humains), et précision/application de règles (+automatisables).

Idée #2 : Collaboration et résolution de problèmes (complexes), parmi les compétences transversales les plus importantes pour le citoyen d’aujourd’hui et demain. Des participants à #LudoviaBE (n=114) se sont positionnés sur les compétences nécessaires pour la société actuelle et de demain.

Idée #3 : Le lien entre la pratique enseignante et l’éclairage pouvant être apporté par la recherche n’est pas une relation simple. Dans le cadre de #LudoviaBE, des participants (n=93) se sont positionnés majoritairement sur « l’enseignant comme professionnel réflexif, engagé dans des démarches de recherche collaborative ».

Idée #4 : Éloge à la diversité pédagogique. « L’être humain est une réalité complexe qui inscrit dans son environnement une nécessaire diversité » (Bonnefoy, 1999). La diversité des apprentissages se développant dans la formation initiale nécessite d’une diversité de pédagogies en fonction du type de connaissances et de compétences à développer. Dans le cadre de la conférence d’ouverture de #LudoviaBE j’ai souhaité dépasser l’opposition entre l’enseignement explicite et les pédagogies par projet (PPP). Ces différentes activités sont toutes nécessaires pour atteindre différents types de connaissances et de compétences.

Idée #5 : Enseigner l’informatique à l’école, besoin d’aller au delà de l’approche instrumentale et du codage et s’engager envers le développement de la pensée informatique.

Idée #6 : Ensemble, nous allons plus loin. L’enseignement devrait être un métier avant tout collaboratif, en communauté éducative et très attaché à son territoire. Cependant, les enseignant.e.s pouvons ressentir de l’isolement quand nous intégrons une nouvelle structure ou une structure faiblement accueillante. Comment un métier où nous sommes toujours accompagnés d’apprenants et de collègues peux donner lieu à un sentiment d’isolement ? Le manque de temps de qualité pour échanger, pour s’intéresser en profondeur aux activités des uns et des autres et pour se soutenir, abîme la relation sociale et peux produire des graves difficultés de santé mentale. Comment pouvons nous établir des communautés éducatives dans lesquelles nous pouvons prendre soin les uns des autres ? Quels espaces avons nous pour se retrouver et souffler ? De quels temps disposons nous pour prendre soin de nous et des autres ? Je n’ai pas de réponse…, mais déjà la porte de mon bureau (partagé) toujours ouverte, et une machine à café pour accueillir tout.e collègue.